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Eels, le groupe de rock amoureux du blues

Ce groupe américain réussit la prouesse d’allier les deux genres. Focus sur leur album El hombre lobo.      

Une association à une production américaine en 2001

      Eels, ce nom ne vous dit rien, et pourtant chacun de nous a du entendre une de leurs chansons au moins une fois. Pour peu que l’on ait vu une des superproductions de ces dix dernières années. Quelques indices. Beaucoup de vert, un sens de l’hygiène douteux, des manières rudes… et un âne pour compagnon. Shrek, la référence en termes de films animés destinés à la fois aux adultes et aux plus jeunes, a eu l’honneur de se voir accorder le titre « My beloved monster » pour leur premier opus. Mais attention, ces musiciens ne se limitent pas à cela. Ils fuient même les gros succès et ont surement été séduits par le côté second degré de l’histoire, et son côté précurseur dans le domaine du dessin animé pour tous.      

Un groupe décalé et d’une intensité rare

      Barbes, allures hippies, le groupe puise son inspiration directement des 70’s, et cherche à se distinguer sur le plan de la musique. Son album El hombre lobo en est la preuve. On alterne entre ballades et musiques sur-rythmées pour un album d’une diversité et d’une qualité au-delà de nos espérances. Ce n’est pas pour rien qu’on le classe dans la catégorie très prisée du rock expérimental.       Car la musique est un jeu pour eux, et cela est justifié de bout en bout dans leur 7e album. Autant certaines musiques nous apaisent, comme That look you gave that guy, une chanson d’amour qui pourrait bien donner une leçon aux amateurs de clichés romantiques ; ou encore The longing, qui nous touche tout autant, jusqu’à nous retourner par sa justesse sans précédent. Deux histoires. Une relatant l’abandon d’un homme, qui laisse sa bien-aimée au bras de celui qu’elle aime, l’autre portant sur un homme avouant son amour sans limite pour son amante. D’autres nous électrisent, comme Fresh Blood qui nous mène progressivement vers une énergie incontrôlable, qui nous mène à la limite de l’hypnose, ou encore Tremendous dynamite, étonnamment bien menée, qui répète en leitmotiv le nom de l’album, jusqu’à nous envoûter. Les deux chansons sont d’ailleurs liées grâce au fil rouge conducteur, « le loup garou », qui, si on observe de plus près, se retrouve partout que ce soit au premier degré sous la forme d’un assoiffé de sang, ou sous la forme d’un assoiffé d’amour et de séduction.       Eels parvient à briser les clichés préétablis de groupes pour qui le rock est une façon d’exprimer une injustice, une rage, même si elle est accompagnée des plus touchantes paroles et musique. Il nous offre un album d’une maturité exceptionnelle, qui nous laisse cois. On ne peut que s’incliner et s’imprégner de cette œuvre sans précédent, quitte à s’en écœurer.
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