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Le Lac des cygnes : la beauté de l’amour impossible

Avec le Lac des cygnes, Tchaïkovski signe le chef-d’œuvre de la musique romantique. Ce conte fantastique, narrant une histoire d’amour impossible entre une princesse transformée en cygne et un prince, est certainement un des plus beaux ballets de l’histoire. Magnifié en 1895, vingt ans après sa création, par le chorégraphe Marius Petipa, le Lac des cygnes ne cesse d’être interprété dans le monde entier. Retour sur l’histoire d’un mythe de la musique classique et de la danse.

Genèse d’un des plus beaux ballets du monde

Répondant à une commande du Bolchoï, Tchaïkovski profite de son été pour composer un petit ballet, qui entrera dans la « grande Histoire ». Sans le savoir, il donne naissance à un chef-d’œuvre de la musique classique, empreint d’une féérie et d’un romantisme absolu. Pour ce faire, il s’inspire de légendes nordiques anciennes, où des jeunes filles se métamorphosent en cygne sous le joug d’un suprême maléfice. Grand idéaliste, le génial compositeur russe s’inspire de sa propre histoire pour mettre en scène ce drame de l’amour absolu, finalement inaccessible. En 1877, le Lac des cygnes, son premier ballet d’une mélancolie et d’une douceur rare, est révélé au public. Malheureusement l’œuvre reste incomprise pendant près de vingt ans jusqu’à ce que le chorégraphe français Marius Petipa, en 1895, lui donne une lecture révélant sa pleine dimension.

Le mythe de la « danseuse-cygne »

Le génie de Marius Petipa fut de rassembler un corps de ballets féminins exceptionnels et de créer le mythe de la « danseuse-cygne » qui s’imposera comme le summum de la ballerine. Près d’un siècle après, le danseur étoile Rudolf Nourreev ajoute au ballet une dimension supplémentaire en renforçant le personnage du prince Siegfried qui apparaît comme un être tourmenté, fuyant la réalité et trouvant refuge dans un monde imaginaire, extraordinaire.

Un conte fantastique

A la recherche d’une fiancée, un prince, dénommé Siegfried, s’aventure dans la forêt. C’est alors qu’il s’approche d’un lac ensorcelé par le magicien Rothbart qui retient prisonnière une sublime princesse, Odette, et ses suivantes. Transformées en cygnes, ce n’est qu’à la nuit qu’elles reprennent leur apparence humaine. Ce terrible sort ne peut être anéanti que si la princesse est aimée d’un homme qui lui voue un amour exclusif. Tombé éperdument amoureux de cet être magique, Siegfried promet qu’il est capable de briser ce sortilège. De retour, au château, le prince ne cesse de penser à son amoureuse. C’est alors qu’un seigneur et sa fille, prénommée Odile, apparaissent. La ressemblance est telle que Siegfried s’y méprend. Il s’agit pourtant d’un sortilège imaginé par Rothbart. Siegfried annonce à la cour son choix, incarné par cet étrange « cygne noir ». Le magicien a réussi son coup : les « cygnes blancs » le resteront à jamais. Alors que la princesse désespérée, se résigne à son triste sort, le prince revient vers elle, lui expliquant la situation. Ils se réitèrent leur promesse d’amour absolu. Cet amour étant invincible, le magicien se venge en déclenchant une terrible tempête. Les jeunes femmes, ayant repris leur apparence de cygne, s’enfuient. Le prince, complètement désespéré est submergé par les eaux.
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