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The Klaxons, ou le retour que l’on n’attendait plus

Après une longue absence suite à leur premier album, Myths of the near future, entre rock « souillon » et électro, le groupe semble laisser poindre de nouveau le bout de son nez.

Un album long à venir

Beaucoup parlent de syndrome du deuxième album. Ce serait apparemment à cause du succès du premier album que le trio doit prendre tant de temps pour rassurer ses fans délaissés et apeurés, et sortir un second opus. A moins que ce soit une stratégie marketing rondement ficelée. L’attente entre deux albums est parfois la recette d’un accueil clément du public. Mais gare à ne pas lasser et perdre sa population d’inconditionnels au profit de ces nombreux (et nouveaux) groupes qui sortent chaque année.   Cependant les Klaxons possèdent certaines particularités qui peuvent peut-être les sauver. Découverts en 2006, et lancés la même année par le festival des Inrocks, ils ont l’originalité d’offrir une chanson différente des autres. Grâce à des superpositions de sons et des jeux de rythmes savamment menés, ils savent comment captiver les foules. Malgré nous, par un subtil enchantement, les mélodies s’insinuent dans l’oreille de ceux qui osent y prêter attention … pour être retenues sans grande peine. Et c’est tout à leur honneur.   Les grandioses Golden skans et Not over yet ont d’ailleurs prouvé cet effet lors de leur passage à Rock en Seine l’été dernier. Mais ce n’est rien comparé à Two receivers que l’on semble connaître dès la première écoute. Comment se débrouillent-ils pour déclencher en nous l’affection nostalgique que l’on porte à certaines chansons de notre passé… alors qu’elles sont nouvelles pour nous ? C’est réellement mystérieux. Peut-être en les incluant dans des contextes différents, mais faisant partie de notre quotidien, comme par exemple avec Magick, que l’on a beaucoup entendu dans la troisième saison de Skins. Ou encore Golden Skans, qui a été rabaissée à une utilisation pour une publicité pour des rasoirs pour hommes. On a vu mieux comme promotion… mais peut-être est-il dans leur intérêt de revenir à la bonne vieille musique commerciale et étendre leur public à la ménagère et sa famille, affalées devant la télévision.

Pour un premier aperçu… douteux

Quoi qu’il en soit, leur premier succès est révolu et il faut s’en bâtir un deuxième. Et c’est grâce à un effet buzz sur buzz que les Klaxons ont apparemment envie de se l’offrir. Car au bout de 3 ans, les trois Anglais ont dû reprendre maintes fois leurs premières ébauches. Le tout pour parvenir enfin à une production « comme le premier album, multiplié par mille ». Voilà qui est alléchant, surtout quand on sait que le producteur n’est autre que Ross Robinson (Slipknot, The Cure), producteur qui semble être devenu leur guide spirituel… Alors que l’on attendait la sortie pour 2011, voire 2012, une nouvelle chanson vient de sortir. Et pas des moindres. « Flashover » est à l’image de l’album que prévoit le groupe : inspiré du chamanisme et de la prophétie de 2012. Le trio affirme d’ailleurs croire « en la conscience collective, le changement climatique et la dissolution des frontières ». Que de l’optimisme, en résumé. Une chanson pour nous appâter, mais qui semble pourtant dans la lignée du premier album. Elle est toutefois appauvrie de ce qui avait fait le succès de ce dernier, soit la richesse et la diversité des sons qu’il employait. Ce que l’on trouve tout particulièrement dans Atlantis to Interzone, le chef-d’œuvre complètement fou de Myths of the near future. Notons tout de même que le thème du prochain album n’est pas si étonnant, vu le titre de la dernière composition du premier : Four Housemen of 2012. Bref, espérons que les autres morceaux de l’album changeront l’a priori que nous a déclenché cet avant-goût.
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