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The Velvet Underground

En moins de 10 ans et quatre albums, The Velvet Underground a révolutionné la musique rock.   Ses expérimentations sonores conférant parfois à l’imbroglio auditif place sans conteste le Velvet comme un combo à part. Son influence sur les générations futures est indéniable, notamment dans les domaines du punk-rock et de la new-wave.   Repéré en 1967 par Andy Warhol, le groupe prend ses quartiers dans la Factory new-yorkaise. La formation initiale se compose de Lou Reed (chant, guitare), John Cale (basse, piano), Sterling Morrison (guitare) et Angus Mac Lize (batterie), rapidement remplacé par Maureen Tucker. Warhol estime qu’il manque un élément.   Il fait alors appel au mannequin allemand Nico, beauté troublante qui posera sa voix rauque et tourmentée sur certains morceaux du premier album : « The Velvet Underground and Nico ». Un album mélangeant mélodies pop-rock et trouvailles sonores et qui reste à ce jour le plus grand chef d’œuvre du groupe. On y parle de sexe, de drogues (I’m waiting for my man, Heroin) et on y fait l’apologie des pratiques sado-maso (Venus in furs). L’album demeure également célèbre pour sa pochette : un sticker en forme de banane dessiné par Warhol, sur lequel on peut lire : « peel slowly and see » (peler doucement pour voir). En retirant le sticker, les auditeurs de 1967 découvraient l’intérieur de la banane, rose, d’aspect phallique.   L’année suivante, le groupe sort un album radicalement différent : « White Light, White Heat ». L’opus délaisse totalement les mélodies pop au profit d’expérimentations sonores que beaucoup juge inécoutables. Lou Reed et John Cale, les deux figures emblématiques du groupe, se fâchent et John Cale est prié de partir. Il est remplacé par Doug Yule.   Le troisième album est celui qui porte le plus l’empreinte de Lou Reed. Des mélodies pop, de jolies ballades susurrées (Pale blue eyes, candy says), c’est un disque beaucoup plus accessible. Mais à l’instar des deux premiers, il ne rencontrera pas le succès escompté.   Viendra enfin « Loaded » (1970). Le titre provient d’une demande de leur maison de disques, Atlantis. Le groupe est prié de faire de la musique « loaded with hits » (c’est-à-dire des tubes). On y retrouve des morceaux passés à la postérité, comme Sweet Jane, ou encore I found a reason. Lou Reed se brouille avec Doug Yule et claque la porte pour entamer une carrière solo quelques jours avant la sortie du disque.   De nombreux musiciens ont affirmé que The Velvet Underground avait été pour eux une formidable source d’inspiration. Parmi les plus célèbres, citons Brian Eno, Patti Smith ou encore David Bowie.
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