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Quatrième édition de la coupe du monde féminine de rugby

Vous avez dit sport de brutes, où tous les coups sont permis ? Le rugby véhicule cette image de sport violent. Que les machos se ravisent, les femmes s’approprient ce sport viril. Les meilleures d’entre elles se sont affrontées lors de la coupe du monde achevée début septembre en Angleterre.  

Des All Blacks dominatrices

  Sacrées pour la quatrième fois consécutives championnes du monde, les rugbywomen de la Nouvelle-Zélande dominent l’Ovalie féminine. Les rencontres de ces femmes hors normes et combatives, s’est achevée en Angleterre le 5 septembre 2010.  

De la déconvenue des Bleues…

  L’équipe de France, pourtant hissée sur la plus basse marche du podium en 2002 et 2006, n’a pas réussi à rapporter une médaille d’Outre-manche. Lors de la petite finale, les opposant à l’Australie pour la médaille de bronze, la France s’est inclinée lourdement face aux Australiennes, 8 à 22. L’équipe de France féminine de rugby possède cependant de réels atouts puisqu’elle a fini à la seconde place lors du Tournoi des VI Nations en 2010, juste derrière la formation de la Rose.  

Vers de meilleurs augures ?

  La moyenne d’âge des femmes composant l’équipe de France est basse, puisqu’elle s’élève à 23 ans. Trois ans que ce groupe évolue ensemble, sous le management de Nathalie Amiel, leur coach, elle-même joueuse de rugby professionnelle lors de la coupe du monde de 1998. Elle explique la défaite des Bleues notamment face aux Néo-Zélandaises en demi-finale,  45 à 7, par un jeu de mouvements et de contournements, alors que les Blacks tout comme leurs homologues masculins, jouent avant tout dans l’affrontement. Elles sont devenues leur bête noire, et pour cause, dans les deux éditions précédentes, en 2002 et 2008, ce sont aussi les Blacks qui ont mis fin au parcours des Françaises.  

Une toute jeune coupe du monde féminine

  Créée en 1998, cette compétition internationale rassemble des femmes passionnées par le rugby, qui dévouent leur temps à la pratique de ce sport. Contrairement à leurs homologues masculins, ces sportives ne peuvent pas vivre de la pratique du rugby. Elles exercent toutes une activité professionnelle. L’obtention du statut de sportives de haut niveau, accordée par le ministre des sports de l’époque, Marie-Georges Buffet, leurs a permis de conclure des contrats entre elles, leurs employeurs et le ministère. Grâce à ce statut, elles jouissent d’aménagement et de conditions de travail leurs facilitant la pratique d’un sport à haut niveau.  

Des femmes au rugby de plus en plus nombreuses

  Le nombre de licenciés en France, de sexe féminin, s’élève à près de 10 000. Sur l’ensemble des licenciés, cela représente seulement 4%. Toutefois, ce chiffre témoigne d’une évolution certaine, puisque lors de la première coupe du Monde en 1998 ce taux était quasiment nul.
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