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Breakbot, entre électro et pop, le génie du moment aux platines

Cet été, il était quasiment impossible de passer à côté de Baby I’m yours, le single de la dernière production de Breakbot, l’évènement électronique incontournable. Sous forme de remixes plus audacieux les uns que les autres, il nous offre des chansons à la fois suaves et rythmées, à apprécier aussi bien sur le dancefloor que chez soi, au calme. Présentation du phénomène.  

Publicité, musique, un artiste à part entière

  Breakbot, alias Thibault Berland, ne se destinait pas en premier lieu à la musique. Il écoute d’abord la voix de la raison en réfreignant sa passion pour les platines et se reporte sur la publicité. Il ne perd cependant jamais de vue la création. Tout d’abord graphiste, il monte des animations pour Luc Besson, et commence, petit à petit, à se faire un nom. Mais Breakbot, en français « le casse-pieds » n’oublie pas ses premières amours.   Avec son ami de longue date, Xavier de Rosnay, rencontré à l’école Estienne pendant ses années d’études, il débute ses premiers arrangements musicaux. Qui est Xavier de Rosnay ? Tout simplement l’un des membres du groupe Justice, qui a cartonné l’année dernière. Breakbot remixe alors leur morceau « Let there be light », tout en mettant à profit ses qualités en matière de publicité : il participe ainsi à l’artwork de la pochette d’album.   Rapidement remarqué, il se lance dans la composition d’un premier album, Happy Rabbit, en collaboration avec le label londonien Moshi Moshi Records. Il n’arrête toutefois pas ses activités de publicitaire, attendant patiemment, de pouvoir vivre de la chanson. Mais le processus est alors enclenché, et plus rien de pourra arrêter le phénomène Breakbot. Débauché par Ed Banger Records, qui s’avère être également le producteur de Justice ou encore de Daft Punk et Mister Flash, il produit Baby I’m yours en 2010.  

Un deuxième album applaudi par le public

  Projeté en avant-première dans la boutique parisienne Colette, Baby I’m yours connaît dès son lancement un succès retentissant. Le morceau du même nom est devenu, à la rentrée 2010, la chanson du générique du Grand Journal. Mieux : les deux autres titres phares de l’album, Penelop Pitstop et Pnau, font partie intégrante de la bande son du jeu Gran Turismo 5, sorti le 24 novembre.   Mais quel est le secret d’un tel engouement ? Tout simplement un savant mélange de funk, de pop, mélés à une sauce électro. Un mélange de genres qui permet de toucher un public plus large. Breakbot a su tirer profit de la nouvelle tendance du vintage, et déplacer les foules. S’inspirant de Eath Wind and Fire, Rick James, ou encore Bar-Kays, il insuffle un vent de fraîcheur à la rigidité de l’électro. Une énergie débordante se dégage de ses compositions, en plus d’une mélodie entêtante… Irrésistible.   Depuis, le compositeur continue son ascension, porté par sa soif de création. Il a déjà prêté son talent à Sébastien Tellier pour le remix de son album Sexuality, et compte bien s’entourer des plus grands : Air, Digitalism, Fat Lip, Yuksek…   En plus d’avoir intégré toutes les playlists de cet été, Breakbot a l’avantage de réunir tous les critères pour devenir la révélation 2010, et s’implanter confortablement dans l’industrie électro. En rassemblant soif de création, entourage trié sur le volet, inspirations les plus diverses, Breakbot a encore de beaux jours devant lui. C’est du moins ce qu’on lui souhaite… c’est du moins ce que l’on souhaite à la musique française.
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