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L’opéracomique « Carmen »

Un chef d’œuvre jamais égalé avec plus d’un siècle de vie sur les planches, il s’agit de l’opéra français « Carmen ».

Au XIXe siècle, une nouvelle influence a envahit l’art de l’époque sous toutes ses formes, partant de la littérature, passant par la peinture et arrivant à la musique, le romantisme a touché divers œuvres artistiques et a réussi à gagner l’opéra.

Avec ce courant, apparaît en mars 1875 l’opéra « Carmen ». Composé par Georges Bizet, sur un livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy et extrait de la nouvelle qui porte le même nom écrite par Prosper Mérimée.

Entre les sopranos, les ténors et les barytons, une douzaine de personnages se partagent la scène pendant 160 min divisées en quatre actes, et évidemment c’est le personnage de Carmen qui est le principal.

Une belle et séduisante gitane, Carmen est une femme libre dans ses actions et dans son corps, un personnage d’une grande complexité traduite par un timbre de voix mezzo-soprano qui est une voix féminine mais dont la tessiture est grave. Son histoire est l’expression des sentiments aveugles et du romantisme fasciné par la marginalité, puisque cette bohémienne était l’amante d’un brigadier de cavalerie, Don José Navarro qui ne s’est pas empêché de la tuer par amour. « Carmen » est un opéra qui retrace une destinée tragique avec des rythmes joyeux et un tempo d’Allegro rapide et vif.

Le prélude de l’acte I de la composition de Bizet ou comme on dit dans le jargon de la musique classique : l’ouverture de l’opéra, est un air encore très célèbre de nos jours. Il est suivi ensuite de rythmes qui riment avec l’évolution des évènements de l’histoire racontée. Parfois c’est l’agilité sur scène avec les disputes et les bagarres et d’autres fois c’est le calme qui laisse la place au chant pour que chaque mot prenne son temps.

L’opéra « Carmen » ressemble à une opposition entre deux mondes contradictoires, la société bourgeoise et moralisatrice contre la minorité gitane, libre et révoltée. Ce qui explique le choix des voix puissantes et des timbres riches qui interprètent cette œuvre, ainsi que sa musique expressive, son élégante orchestration et ses mélodies facilement mémorisées.

Le succès de cet opéra revient à son sujet universel celui de la confrontation du bien au mal, ce qui explique sa durée dans le temps. En effet, « Carmen » se joue encore sur des grandes scènes françaises et mondiales, il est même rejoué en 2009 sur sa scène natale celle de l’opéra comique de Paris.

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